"J'ai grandi entre les contes de fées et les bouquins d'anticipation. Vers l'age de 7 ou 8 ans, je pensais déjà qu'en l'an 2000, on aurait des minuscules téléphones portatifs qui tiendraient dans la poche pour qu'on puisse communiquer de n'importe où et n'importe quand et que les trottoirs seraient roulants, ce qui réduirait la pollution engendrée par les voitures, mais je n'avais pas réussi à résoudre le problème de l'élan pris par les passagers et des carrefours, ce qui poserait quelques soucis pour monter, descendre ou changer de direction.
Encore aujourd'hui, je reste bouche bée devant les championnats de robotique ou la vision du robot Asimo jouant au foot ou serrant la main d'un humain. Je suis à la fois fascinée par la perspective d'une aide robotique au labeur humain et effrayée par l'idée d'une révolution des machines qui me semble aller de soi si l'on humanise les robots au point de leur donner intelligence et libre arbitre. C'est toute la problématique du progrès qui tient dans ce challenge. Pour un monde meilleur, on invente des machines fantastiques, mais lorsque ces machines sont en place, elles prennent le pouvoir et le monde n'a rien de meilleur (...)."
Posté le 10 novembre 2003.
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