"Un petit rien
La semaine passée, fin de journée, un monsieur très bien, très propre sur lui, très comme il faut, avec de grands gestes expressifs, disait : « allez allez dégagez dégagez » à la troupe des enfants qui voulaient sortir de manière désordonnée de la cour de l’école et donc l’empêchaient d’entrer.
Moi aussi je voulais entrer pour rechercher mon petit garçon et son interjection semblait aussi me concerner, je participais à ce bouchon qui se produit quand par le même huis sortent les sortants et entrent les entrants. Nos regards se sont croisés, sans doute étais je un peu médusé (je suis sensible à l’agressivité) mais il me semble que je ne voulais rien communiquer de particulier.
Le monsieur c’est un papa aussi, mais je l’ai déjà vu parler avec le directeur. Depuis lors, à la porte de l’école les deux portes sont ouvertes à l’heure des bousculades. Cela n’avait jamais été le cas avant (depuis des années m’a-t-on dit, moi je ne savais pas puisque mon fils est en primaire depuis le mois de septembre).
Et monsieur peut rester très comme il faut. Tant mieux, tant pis, mais qu’est-ce qui l’a motivé ? Et nous, les autres parents, pourquoi n’avoir jamais songé à le demander ?"
Posté le 15 octobre 2003.
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