"Acte 1
Un air de musique - ce ne sera ni un beuglement, ni une stridulation agaçante - et voila que je vais être une fois de plus contrainte d’écouter la conversation en mode mono d’une conversation à laquelle je n’ai pas envie d’assister. Le problème c’est qu’il y a déjà un autre caddy qui me talonne et les files d’attente semblent s’éterniser ailleurs aussi. Alors, une fois de plus, je vais essayer de mettre le mode Off. Mais comme toujours, tentative ratée. On a beau essayer, comment ne pas entendre cette conversation qui se déballe à 2 m de soi. Personnellement, j’en suis incapable. Je n’arrive qu’à feindre l’indifférence alors que bouillonne en moi la colère. Donc, j’entends sans écouter.
Une fois de plus, avant même la première minute de conversation écoulée, l’invariable « t’es où là » tombe. Je me demande si un jour le Téoula ne remplacera pas notre actuel Allo. D’où il vient celui-ci, au fait ? Il serait amusant d’établir des statistiques là-dessus : incidence du Téoula dans les conversations sur portable, et rapidité de son émergence. Y a pas un sociologue pour faire une thèse là-dessus ?
Le Téoula passé, il n’y a semble t’il plus grand-chose à ajouter. But et utilité de l’appel, cette fois-ci je ne saurai pas. Même pas frustrée, juste encore et toujours désappointée par ce que je considère comme un manque de pudeur. Cela semble ridicule peut-être, mais je ne comprends pas qu’on impose ses conversations privées aux autres.
Cette fois-ci, court fut l’appel. Que dire de ces circonstances aggravantes à mes yeux : les appels en plein restaurant qui s’éternisent (vos compagnons de table sont donc si rasoir ?) et les malautrus qui ne coupent pas leur portable au cinéma (achetez des DVD et restez dans votre salon !) (...)."
Posté le 1er avril 2004.
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