"L'aube s'éveille sur la triste prison de verre. les rayons du soleil caressent le ton ocre de ma veste, je perds le sens de ma journée en consultant mon blog à la dérobé. Silence numérique, juste le bruit de ce fichu ventilateur. Je regarde, j'espionne, quelqu'un peut-être m'a écrit. C'est devenu un rituel de plus le matin, allumer mon portable, l'ordinateur, consulter mes mails, mon blog, déjeuner puis me laver et partir une tartine dans la bouche en courant jusqu'à la station de métro. Et dire qu'il y a de ça deux ans, j'étais un lève tard allumé, musicien épicurien dans le sud de la Françe. Et me voilà sur Paris travaillant chez un grand disquaire ou un disquaire très grand ( Pas de pub ) pour faire de l'alimentaire, cherchant à renouer avec un passé en essayant tant bien que mal de survivre ici. Je peine à me dire que c'est terminé, je peine à me dire qu'il faille renoncer à toutes ces années de rêves, de joies et d'espoirs. J'enrage que ce métier ne m'accorde pas le crédit des années d'effort que j'ai pu fournir pour arriver à ce niveau. Et je suis triste de voir qu'il suffit désormais de connaître quelques personnes bien placées. Je crains d'ailleurs que de tous temps sût été comme ça. Je crois d'ailleurs que je n'étais pas préparé à tous cela. Trop utopique, rêveurs, persuadé que seul le talent et l'émotion prédominait après acquisition de la technique. Erreur fatale, d'autres critères bien plus important sont à mettre en avant. Et puis pour un boulot de musicien m'étais-je dit, peut-être qu'effectivement je pourrais gagner ma vie comme cela, et là encore il faut des connaissances, des gens qui te permettent d'acceder à d'autres personnes et ainsi de suite. Pauvre con que je suis personne ne m'avait dit tout ça, le seul mot d'ordre c'était le talent, le talent. Et bien plus maintenant. Alors cela doit prendre des années et je n'ai pas le temps donc je me dis qu'il faut vraiment désormais que je pense à une reconversion. Alors j'ére chaque soir sur la toile, fuyant à chaque électron trop instable, de peur qu'on ne me blesse. Et je me pèse, et je deviens de plus en plus lourd. Le cerveau à l'état binaire, je souris, j'suis qu'un con."
Posté le 8 avril 2004.
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